« Un cours d’eau est toujours une histoire fondatrice, fondatrice d’un sol, du vivant, du mouvement. Remonter le courant d’une mémoire invisible. »
Au fil de la Semouse est le résultat d’une étude in situ du cours d’eau La Semouse qui creuse le territoire de la Haute-Saône et des Vosges.
Une promenade le long de la rivière, balade au fil du paysage sonore, a donné lieu à la découverte des sites environnants, notamment le château de Semouse. Gorgé d’histoire et de mémoire, il nous a inspiré un récit poétique.
L’attention est portée sur la densité et la texture, constante ou presque du son. Eau ruisselante, puis torrentielle ; envol de l’oiseau et crépitement de l’hebe sous le pied.
Ambiance sonore déclinée par le temps, le mouvement, la perception et ses sensations. Exclamations, interrogations, injonctions qui tâtonnent entre le passé et le présent. Prises de position et réflexions, contemplation et compréhension.
La narration puise ses sources dans la création de liens et la mise en relation de documents, relatant du territoire perçu et vécu. Prise de son au contact du lieu, rencontre et échange ; entretiens ; lectures et études de livres, documents d’archives, sources internet multiples de la photo à la vidéo, de l’article à l’audio.
Bric à brac subjectif qui offre à l’auditeur les éléments pour appréhender le territoire, le comprendre, et y créer sa bulle de pensée parmi les autres. La Semouse prend la parole et rencontre sur son chemin ceux qui interpellent sa course. Faune et Flore, travailleurs d’antan et locuteurs de maintenant, sont autant de liens qui gravitent pour retracer la mémoire et s’y créer la sienne.
À quelle idée de territoire proposons-nous de retourner ? Comment cela fonctionnait hier ? Comment cela fonctionnera demain ?
Il est question de s’inspirer et de transfigurer les idées, les mœurs, les efforts et les effets afin de reconsidérer le territoire tant dans son utilité, que sa beauté et sa liberté.
Merci à Thomas pour son enthousiasme et ses conseils avisés ; merci à Lucien pour son expressivité ; merci à Bonome pour son naturel spontané ; merci à Pascal pour son implication remarquable ; merci à Alex-Antoine et Tim pour leur soutien d’amoureux ; et merci à Pauline pour la découverte du territoire, l’opportunité et les liens créés.
Au fil de la Semouse, aux forges de la Branleure.