Une proposition de marche analytique, au départ du trajet
Se mettre à l’écoute, c’est déjà faire attention à ce que nous raconte nos oreilles… Quels échos nous permettent d’appréhender de manière émotive notre territoire vivant, géologique, sensible ?
Ma grand-mère m’a souvent raconté que la marche l’aidait à se mettre à l’écoute des lieux qu’elle traversait… À l’époque peu de moyens de locomotion existaient, hormis la marche qui permettait de parcourir nos contrées verdoyantes et fabuleuses des Vosges saônoises. Une marche activant à la fois ses sens et son imaginaire, motivant ses connaissances me-disait-elle :
De l’impact de la lumière sur son visage lorsqu’elle passait d’un clair chemin à l’orée du bois ; de l’impression à ressentir avec ses chaussures les différentes matières au sol… ; de l’influence sur son odorat lorsqu’elle entrait plus en profondeur dans la forêt… ; de la rencontre avec le chant des oiseaux, qui, au rythme de son corps, l’aidait à guider son pas… ; de l’intérêt à débusquer une rivière au loin l’accompagnant à mieux observer la nature qui l’entoure…
Une marche finalement pour s’empouvoirer et rêver aux avenirs de ces lieux quotidiens qu’elle traversait…
Puis une mise à l’écoute de deux créations sonores au revitaillement de Dampierre
Se mettre à l’écoute, c’est aussi se faire immerger dans des créations sonores… L’expérience fut également testée au ravitaillement de Dampierre. Deux créations ont été diffusées au casque, rappelant les vécus du village.
Une première création tournée sur l’histoire de la fontaine du bois par Renée Bergeret, et la deuxième, comme un souvenir sonore de l’opéra promenade dans le village, un an avant, mis en scène par Aurore Bucher.
Mise à l’écoute des petites histoires du village, à Dampierre.