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Glossaire

Retrouver quelques définitions conceptuelles en partage, histoire de se renforcer en commun…

Arpentage |

Issu du champ de l’éducation populaire, l’arpentage est une méthode de lecture collective d’un livre permettant de prendre connaissance d’un ouvrage de façon collective en vue de son appropriation critique. . Lors d’un temps déterminé, plusieurs participants se partagent un document écrit et chacun lit individuellement une courte partie de ce document. Ensuite, les participants partagent aux autres membres du groupe le contenu de leur lecture. C’est également une démarche issue de la géographie qui permet de s’immerger dans, de faire l’épreuve du territoire afin de mieux le comprendre dans sa complexité.

Autogestion |

Du grec autos (« soi-même ») et « gestion », l’autogestion est le fait, pour une structure ou un groupe d’individus, de confier la prise des décisions à l’ensemble de ses membres, en holacratie.

Automédia |

Média tactique réalisé par soi-même, preuve d’alternative aux logiques journalistiques centralisées, permettant de devenir un moyen plutôt qu’un but afin d’interroger des faits locaux et sociétaux, le tout de manière participative et réflexive.

Biorégionalisme |

Approche proactive visant la formation d’une harmonie entre la culture humaine et l’environnement naturel, contrairement à l’écologie politique classique qui est basée sur la dénonciation. Le biorégionalisme, pour sa part, voit l’humanité et sa culture comme une part de la nature et cherche à construire une relation positive et durable avec l’environnement plutôt que de vouloir préserver la nature sauvage dans une sphère hors de la société humaine (Source : Peter Berg, 1986, cité dans Mathias Rollot et Marin Schaffner, Qu’est-ce qu’une biorégion ?, Marseille, Wildproject, coll. « Petite bibliothèque d’écologie populaire », 2021, 152 p).

Convivialité |

Étymologiquement dérivé du verbe convivere (« vivre ensemble »), pour Ivan Illich, il ne s’agit pas que du « bien vivre, bien manger » mais d’une définition plus exigeante, qui réclame un « art de vivre » caractérisé par la survie, l’équité et l’autonomie créatrice. (Source : Thierry Paquot (2019), Ivan Illich et la société conviviale, « les précurseurs de la décroissance », Le passager clandestin, 2020.)

Design fiction et/ou design de récit |

Pratique du design qui consiste à explorer les implications d’évolutions futures. Il peut s’agir de futur probable, possible, ou complètement spéculatif. Contrairement aux démarches classiques du design qui consistent à répondre à une commande et/ou résoudre un problème précis en créant un objet, un service ou une application, l’objectif du design fiction est de matérialiser des scénarios possibles pour ensuite les mettre en débat.

Écosophie ou pratique de site |

La racine « eco » dans son acceptation grecque originaire renvoie à oïkos, c’est-à-dire : maison, bien domestique, habitat, milieu naturel. Sophia signifiant en grec connaissance, savoir, sagesse, on peut approcher une traduction littérale de l’« écosophie » comme la « sagesse de l’habiter » ou selon Felix Guattari la constitution par chacun de son propre milieu en réintégrant ainsi la complexité de l’individu et de ses rêves dans l’équation politique. (Source : Felix Guattari, Les trois écologies, Paris, éditions Gallilée, 1989).

Effet de lisière |

Issu de la permaculture, ce terme se conçoit comme l’interface de reliance la plus riche entre des écosystèmes. Selon Bill Mollison (1978 : p.43), maître de conférences en psychologie de l’environnement : « Il est reconnu par les écologistes que l’interface entre deux écosystèmes constitue un troisième système plus complexe, qui combine les deux, c’est l’effet de lisière. Sur cette interface, des espèces des deux systèmes peuvent coexister, et le milieu de lisière possède aussi ses formes de vie propre, spécifiques, dans de nombreux cas ».

Indisciplinarité |

Concept fondé par Edgard Morin (2005) selon une approche critique du savoir fragmenté et disciplinaire. L’objectif transdiciplinaire est d’affirmer des méthodes et des sujets de recherche qui jouent avec les frontières entre les disciplines. Pour le réaliser, les chercheurs ont recours à des pratiques indisciplinées. (Source : Indiscipliné.e.s, revue des sciences sociales, n°56 - 2016, éditions des PUS).

Jardin punk |

Pratique du jardin alternatif, non conventionnel, composant le paysage à partir de l’existant, liant intuition personnelle et observations régulières de ce qui nous entoure. Il répond aux problématiques actuelles de l’écologie appliquée à la biodiversité. (Source : Eric Lenoir, Petit traité du jardin punk: apprendre à désapprendre, 2018, 96 pages).

Low-tech |

Démarche globale qui prend le contre-pied de l’innovation technique, en proposant des solutions plus sobres, frugales, adaptées aux besoins, aux contextes et à faible impact environnemental.

Permanence artistique |

Démarche de terrain permettant aux artistes de construire, à force des présences régulières sur le territoire investigué, une confiance mutuelle avec le voisinage, qui ensuite, car se sentant respecté, se donne la peine de soutenir, de participer, de proposer leurs idées, d’invoquer leurs futurs désirables…

Réflexivité partagée |

Méthodologie issue de l’anthropologie, détournant les outils de l’analyse en sciences sociales pour interroger son propre travail collectif ou sa propre réflexion, et donc d’intégrer dans son étude, toute réflexion ou observation de ses participants.

Résidence artistique située |

Il s’agit à la fois d’un lieu qui accueille un ou plusieurs artistes pour qu’ils puissent mener à bien un projet de création, une recherche expérimentale et à la fois l’investigation territoriale elle-même que l’artiste ou le collectif va mener sur place.

Test-erreur |

Approche de design participatif qui consiste à découvrir les problèmes pour ensuite innover dans les solutions soit « ouvrir le champ à toutes les solutions possibles pour ensuite sélectionner et affiner, sur un mode itératif, la meilleure solution au problème posé ». (Source : Marlin M. (2016) « design thinking : au-delà des dérives, une opportunité à saisir? »)

Topophilie |

Du grec, topos (« lieu ») et philia (« amitié »), la topophilie désigne le lien affectif entre les populations et leur environnement proche. « Un territoire n’existe pas en soi, comme un legs de la géographie ou de l’histoire, il n’est pas donné, il résulte d’une relation sentimentale entre une population et un site et ne correspond pas seulement à une conception utilitariste ! » (Source : Thierry Paquot, L’espérance biorégionale, 22 février 2022, https://topophile.net/savoir/lesperance-bioregionale/).